PRISE EN CHARGE
Aucun professionnel de santé, aussi compétent soit-il, ne peut connaître toutes les maladies rares. Et c’est normal. En revanche, le praticien de ville ou le dentiste sont généralement les premiers à déceler une anomalie qui doit les engager à se renseigner.
Un médecin généraliste, un pédiatre ou un dentiste doivent, dans un premier temps, proposer le recours aux analyses suivantes :
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- un dosage du taux de phosphatases alcalines dans le sang
- un dosage du taux de calcium dans les urines
- un dosage de la vitamine D
Ensuite, la prise en charge d’un patient atteint d’une maladie rare comme l’hypophosphatasie est toujours effectuée sous le contrôle du ou des centre(s) de référence (CRMR) qui ont la compétence, l’expertise et la connaissance pour soigner la personne. Une fois les diagnostics posés, il est possible de s’orienter vers un centre de compétence régional qui travaille en lien étroit avec le centre de référence.
Chaque praticien amené à traiter un patient souffrant d’hypophosphatasie doit toujours travailler en lien avec ces experts de la maladie.
De plus, seuls les CRMR ont la possibilité de renseigner les bases de données médicales qui sont indispensables aux acteurs de la recherche médicale.
Une fois le diagnostic posé et les visites effectuées auprès d’un centre de référence, le praticien comme les centres hospitaliers en région ont toute leur place dès lors qu’ils agissent en collaboration étroite avec les centres de référence et de compétence.
Pour résumer, une bonne prise en charge est celle qui est effectuée en collaboration entre les spécialistes de la maladie rare et les praticiens médicaux et paramédicaux qui sont au plus près du malade.
Prise en charge thérapeutique
L’hypophosphatasie peut prendre plusieurs formes, différents degrés qui sont d’ailleurs évolutifs en amélioration comme en détérioration de l’état général, et se manifester par un seul ou plusieurs symptômes.
Il existe plusieurs symptômes possibles, variables selon les personnes et la forme, sachant que chaque cas reste unique.
Une bonne connaissance de son patient, une collaboration étroite entre les différents intervenants, le recours au PNDS et aux Centres de référence et/ou de compétence sont les garants d’une bonne prise en charge.
Cette prise en charge traite bien évidemment de l’aspect médical vital avec les signes à suivre (néphrologique, cardiaques, craniosténose…).
Elle intègre aussi le suivi local et quotidien du malade, notamment chez l’enfant, comme la prise en compte et le traitement des troubles alimentaires, le recours à l’aide d’un psychomotricien, d’un kinésithérapeute (classique ou balnéo), d’un orthophoniste, l’Inclusion scolaire…
Détail de la prise en charge selon le PNDS
Lien PDF du PNDS (voir chapitre 4)
Prise en charge
Forme infantile précoce
La prise en charge de cette pathologie de forme sévère est symptomatique, multidisciplinaire et supervisée en France par les par les médecins des centres de référence et de compétences dédiés aux maladies osseuses constitutionnelles, aux troubles du métabolisme phosphocalcique et aux anomalies odontologiques rares.
Objectif : augmenter le taux de survie des formes graves
Les 3 centres de référence de l’hypophosphatasie sont :
Maladies rares du métabolisme du Calcium et Phosphore (CAP)
www.maladiesrares-calcium-phosphore.com
Carte : Centres de référence et de compétence CAP
Maladies Osseuses Constitutionnelles (MOC)
www.maladiesrares-necker.aphp.fr/moc/
Carte : Centres de référence et de compétence MOC
Maladies rares orales et dentaires (O.RARES)
Carte : Centres de référence et de compétence ORares
Les aides pour les malades et leur famille (MDPH, etc.)
Le secret médical, l’information médicale, accès au dossier médical… Les malades et leurs familles ont des droits !
Les contraintes de la maladie vous obligent aujourd’hui à engager des démarches pour :
- demander à votre employeur d’aménager votre poste et votre temps de travail ;
- solliciter auprès de la MDPH de votre département la reconnaissance de personne handicapée, l’obtention de prestations de compensation du handicap, ou des aides spécifiques pour acheter du matériel, aménager votre logement, etc.
- obtenir l’accompagnement d’un enfant dans sa vie quotidienne, dont scolaire ;
- compléter vos revenus fortement diminués ;
- avoir accès à un crédit immobilier ou à un crédit à la consommation, etc.


